Reflexivity désigne l’interaction entre la perception des participants et la situation que leurs décisions contribuent à créer. George Soros développe ce cadre pour les marchés financiers. Il décrit un mécanisme, pas une prévision universelle de direction ou de date de retournement.
Dans son discours de 2012, Soros distingue fonctions cognitive et causale : les participants interprètent et modifient la situation. Cela ne signifie pas que toute erreur ou hausse crée une bulle. Il faut montrer le retour des résultats vers de nouvelles attentes, pas seulement une réaction unilatérale aux nouvelles. [George Soros — Remarks at the Festival of Economics, 2 June 2012]
Notre proposition testable : attentes → cours de l’action → conditions d’émission → actifs réellement acquis par action → nouvelles attentes. Chaque flèche comporte conditions et délais. Une nouvelle peut déplacer cours et volonté de financer ensemble ; leur corrélation ne prouve pas une cause entre eux. Ce schéma n’est pas une preuve empirique pour une entreprise donnée. [George Soros — Financial Markets lecture, 27 October 2009]
Notre entreprise possède 100 BTC et 100 actions : 100/100 = 1 BTC par action. Si seul le cours monte, BTC et dénominateur restent constants. Un échange secondaire n’apporte pas de capital à l’entreprise. Le canal d’émission exige des actions effectivement émises et des fonds utilisés ; la capitalisation seule ne remplace pas cette étape. [Strategy — Dashboard Notes and Metric Definitions]
Avec BTC à 100000 USD, notre modèle vend 10 actions supplémentaires à 150000, achète 15 BTC et atteint 115/110, environ 1,04545 BTC par action. À 80000 il n’achète que 8 BTC : 108/110, environ 0,98182. Les deux partent de 100 BTC et 100 actions, hors dettes et frais. Un ratio brut supérieur ne garantit ni rendement boursier ni nouveau tour au même prix. [Strategy — Dashboard Notes and Metric Definitions]
Notre modèle : actifs 100 USD, dette 80, fonds propres 20, levier 100/20 = 5. Si les actifs tombent à 90, fonds propres 10 et levier 90/10 = 9. Pour rétablir obligatoirement la limite 5 par vente et remboursement sans autre variation de prix, il vend 40 : actifs 50, dette 40, fonds propres 10. Si ces ventes pèsent encore sur le marché, elles peuvent provoquer d’autres contraintes. Impact et vente forcée ne sont pas automatiques pour tous. [BIS CGFS — Margin Requirements and Haircuts in Procyclicality]
Chez Soros, la rétroaction positive amplifie, la négative amortit. Une spirale amplificatrice de ventes à la baisse n’est donc pas négative simplement parce que l’investisseur perd. Notre frein possible : davantage d’actions réduit la prime d’émission et ralentit les achats financés par émission. Aucun équilibre garanti ; plusieurs boucles interagissent, certaines ne démarrent jamais. [George Soros — Financial Markets lecture, 27 October 2009]
Notre méthode compare annonces et règlement, produit net, achats et nombre d’actions dans SEC EDGAR. Elle examine les chocs communs, comme le cours BTC, et les périodes où le lien proposé ne fonctionne pas. Corrélation ou réussite sélectionnée ne prouvent pas une causalité réciproque. Définir à l’avance ce qui remettrait le mécanisme en cause. [SEC Investor.gov — Using EDGAR to Research Investments]
Notre entreprise a 2 millions USD et un principal de 10 millions bientôt exigible : il manque 8 sans autre ressource. Prévoir une émission de 8 n’est pas avoir reçu le cash ; prix ou demande peuvent empêcher l’opération. Séparer cours BTC, prime, échéances et accès au financement. Reflexivity ne fixe pas seule date de retournement, levier sûr ou capacité de payer. [SEC Investor.gov — Bonds]
Pour une vision complète, lisez aussi Leverage, mNAV, Accretive acquisition, Cash flow.