Strike est une application financière pour acheter, vendre et envoyer du bitcoin, avec des fonctions qui dépendent du pays et du type de compte. Elle prend aussi en charge Lightning Network, un réseau de paiements rapides en bitcoin. Strike gère le solde de l’application : l’utilisateur ne détient pas les clés privées qui autorisent les dépenses. La garde autonome commence lorsque les fonds arrivent dans un portefeuille dont il contrôle réellement les clés. Payer par Lightning ou enregistrer une adresse de retrait ne suffit pas à franchir cette étape.
Un ami aux États-Unis vous recommande une fonction de Strike que vous ne trouvez pas dans votre application tchèque. Ce n’est pas forcément une erreur : plusieurs sociétés proposent des offres différentes sous cette marque. Les comptes ordinaires américains relèvent de Zap Solutions, Inc., ceux des pays européens pris en charge et du Royaume-Uni de Zap (Strike) Europe Limited, et ceux des autres pays pris en charge de E4 S.A. de C.V. Les procédures bancaires ou les prêts américains ne se transposent donc pas automatiquement à un compte tchèque. La société européenne est agréée à Malte au titre de MiCA, les règles européennes sur les crypto-actifs. Le registre du superviseur new-yorkais NYDFS mentionne des licences de monnaie virtuelle et de transfert de fonds pour la société américaine depuis février 2026 ; ce n’est pas une autorisation mondiale de toutes les fonctions. [1] [11] [12]
Après l’achat, un solde en bitcoin apparaît dans l’application. Strike le conserve pour vous ; cela ne vous remet pas vos propres clés privées. Selon les conditions européennes, les bitcoins vous appartiennent juridiquement, mais leur envoi passe par le service. Il faut aussi distinguer le solde en euros d’un compte bancaire. Les fonds des clients européens sont séparés de ceux de l’entreprise, par l’intermédiaire d’un partenaire de paiement et d’une banque. Zap (Strike) Europe Limited n’est elle-même ni une banque ni un établissement de monnaie électronique. Les dépôts en euros utilisent SEPA, le système européen de virements bancaires : ils doivent arriver en euros depuis un compte à votre nom. [2] [3] [4] [12]
Vous achetez du bitcoin pour l’envoyer immédiatement vers votre portefeuille, mais vous devez attendre pour une raison sans rapport avec le réseau Bitcoin. Le guide américain distingue les fonds available, disponibles, du pending balance, le solde en attente de disponibilité. Avec ACH, un système américain de virements bancaires, Strike peut permettre les échanges avant le règlement du virement. L’envoi attend ce règlement et une éventuelle retenue supplémentaire liée au compte. Convertir l’argent en bitcoin ne supprime pas cette attente. Certains comptes personnels admissibles peuvent bénéficier d’un accès anticipé limité grâce à Strike Instant ; ce n’est pas un droit pour tous. Cette procédure américaine ne décrit ni un délai SEPA européen ni l’attente d’une confirmation de transaction bitcoin. [5]
Au lieu d’une longue chaîne de caractères, vous pouvez donner votre nom d’utilisateur suivi de @strike.me. Ce format s’appelle Lightning Address. Ce n’est ni une boîte de messagerie ni une adresse ordinaire pour un transfert inscrit directement dans la blockchain Bitcoin. Le portefeuille payeur l’utilise pour obtenir une facture Lightning, autrement dit une demande de paiement. Le réglage du destinataire compte aussi : le bitcoin reçu peut rester du bitcoin ou être converti en solde monétaire. Si l’expéditeur paie depuis un solde monétaire, la conversion en bitcoin se fait de son côté. Le réseau utilisé ne détermine donc pas à lui seul la monnaie dans laquelle vous conserverez votre épargne. [6]
Acheter puis envoyer sont deux opérations distinctes. Pour la première, regardez le prix et la commission d’achat ; pour la seconde, le coût du transfert. Le guide européen distingue les options on-chain payantes Priority et Standard de Flexible, plus lente et gratuite. On-chain désigne un transfert inscrit sur le réseau de base de Bitcoin. Lightning peut facturer une petite commission pour acheminer le paiement dans son réseau. Payer depuis un solde monétaire ajoute un spread, une marge intégrée au taux de conversion. Un retrait gratuit ne rend donc pas gratuits l’achat ou le change. Avant de confirmer, comparez la dépense totale, les bitcoins reçus et la vitesse choisie ; une estimation de livraison ne garantit pas une confirmation immédiate. [7] [13]
Vous pouvez, par exemple, acheter pour le même montant chaque semaine. Cette approche s’appelle DCA : la quantité de bitcoin achetée varie avec le prix du moment. Vérifiez le montant, l’horaire et la source des fonds dans le programme Strike. Le tarif européen exonère les comptes personnels de commission d’achat après la première semaine, ou dès le deuxième achat pour les programmes hebdomadaires et mensuels. Il ne faut pas étendre cette règle automatiquement aux entreprises ou à tous les autres frais. Si les fonds manquent, consultez les notifications et l’état du programme. L’aide européenne indique une annulation après trois échecs de ce type au total, pas nécessairement consécutifs. Le récapitulatif des mises à jour décrit plutôt une pause après trois échecs consécutifs. Les documents se contredisent : on ne peut promettre un comportement identique pour tous les comptes. Un programme activé ne garantit pas à lui seul un achat réalisé. [8] [7] [14]
Sur les comptes qui proposent Auto-withdrawal, cette fonction peut envoyer du bitcoin vers votre portefeuille lorsqu’un seuil choisi est atteint. Ce seuil ne permet pas d’utiliser des fonds encore indisponibles. Le guide international permet aussi de fixer une réserve à conserver sur le compte. Les retraits utilisent le solde principal en bitcoin ; les sommes rangées dans des compartiments appelés stacks en sont exclues. Dire que tout le compte est systématiquement retiré serait donc inexact. Le guide prévoit douze heures pour annuler un retrait en attente et la diffusion gratuite de la transaction au réseau dans les vingt-quatre heures suivant l’atteinte du seuil. La diffusion n’est pas encore la confirmation dans un bloc, c’est-à-dire l’inscription dans le registre commun des transactions. [9] [5]
L’automatisation ne rend pas l’adresse de destination moins importante. Strike utilise successivement les adresses de la liste de retraits automatiques, puis réutilise la dernière jusqu’à ce que vous en ajoutiez. Une adresse neuve à chaque retrait n’est donc pas assurée indéfiniment. Vérifiez toute nouvelle destination dans votre portefeuille et contrôlez ensuite la réception. Les conditions du compte comptent aussi : un nombre illimité d’achats ne signifie ni un montant illimité par opération ni des transferts sans contrôle. En Europe, Strike peut demander les informations du destinataire au titre de Travel Rule, les règles de transmission d’informations sur les transferts. Pour une vitesse payante, le délai estimé ne commence qu’une fois cette vérification achevée. L’arrivée dans un portefeuille dont vous détenez les clés termine enfin le parcours de l’achat à la garde autonome. [9] [10] [12] [13]
Pour une vision complète, lisez aussi Auto-garde, Lightning Address, Investissement programmé (DCA), Relai.